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La guerre au Moyen-Orient fait bondir le prix des préservatifs, alerte le premier producteur mondial
information fournie par Boursorama avec Media Services 22/04/2026 à 14:44

L'avertissement a été lancé par Karex, qui fournit de grandes marques mondiales comme Durex et Trojan ainsi que des programmes de santé nationaux tels que le NHS britannique.

Des préservatifs fabriqués par Karex, en 2017 (illustration) ( AFP / MANAN VATSYAYANA )

Des préservatifs fabriqués par Karex, en 2017 (illustration) ( AFP / MANAN VATSYAYANA )

Au-delà du prix des carburants, l'envolée persistante des cours des hydrocarbures affecte d'innombrables secteurs dont les produits d'hygiène et santé. Parmi eux, le préservatif subit des hausses de prix massives, a mis en garde le patron de Karex, leader mondial du secteur.

L'industriel malaisien fabrique près de cinq milliards de préservatifs par an, fournis à des marques emblématiques tels que Durex et Trojan, des systèmes de santé comme le National Health Service britannique, ou encore des programmes internationaux pilotés par les Nations Unies.

Le géant des produits de contraception a fait ainsi état d'augmentations des coûts sur le caoutchouc synthétique et le nitrile, utilisés pour la fabrication des préservatifs, mais aussi sur d'autres ressources comme les feuilles d'aluminium et l'huile de silicone.

"L'un des plus gros ajustements de prix que nous ayons faits depuis très longtemps"

"La situation est assurément très fragile, les prix sont élevés. Nous n’avons d’autre choix que de répercuter les coûts sur les clients dès maintenant", a détaillé le PDG Goh Miah Kiat, mardi 21 avril.

Le patron de Karex a ainsi annoncé des augmentations de prix de près de 30% en raison de chaînes d'approvisionnement déstabilisées et de coûts en hausse avec le conflit. "C'est clairement l'un des plus gros ajustements de prix que nous ayons faits depuis très longtemps" , a reconnu Goh Miah Kiat, dans une conférence de presse, auprès de l'agence Bloomberg .

Le groupe de produits d'hygiène et santé britannique Reckitt Benckiser, qui compte Durex, Harpic ou Nurofen parmi ses marques, a par ailleurs prévenu que l'envolée des hydrocarbures avec la guerre au Moyen-Orient pourrait lui coûter jusqu'à 150 millions de livres (173 millions d'euros). "Un scénario avec un prix du pétrole à 110 dollars le baril pour le reste de l’année 2026 signifierait un impact brut d'environ 130 à 150 millions de livres" sur ses coûts de production annuels, prévient le groupe dans un communiqué. Reckitt Benckiser considère que l'impact de la guerre est "gérable". Mais "si les prix des matières premières restent à des niveaux très élevés tout au long de l'année" cela finira par se répercuter sur les budgets des ménages et donc sur la demande, ajoute-t-il.

Evolution de l'indice mensuel des prix à la consommation des produits pétroliers en France depuis 2010, pour l'ensemble des ménages, selon les données de l'Insee ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

Evolution de l'indice mensuel des prix à la consommation des produits pétroliers en France depuis 2010, pour l'ensemble des ménages, selon les données de l'Insee ( AFP / Nalini LEPETIT-CHELLA )

Reckitt a publié mercredi un chiffre d'affaires en baisse de près de 12% au premier trimestre - lié notamment aux effets comptables de la cession l'an dernier de sa division de produits d'entretien (Air Wick, Calgon, Cillit Bang). Durex a notamment pâti de "la mise en place de la TVA sur les préservatifs en Chine au début du trimestre" , ce qui a pesé sur la demande, précise le groupe.

Le chiffre d'affaires a aussi été pénalisé par un nombre de cas de rhumes et de grippes plus faible que la normale pendant la saison hivernale, ce qui s'est traduit par des ventes moins bonnes de ses médicaments sans ordonnances.

6 commentaires

  • 19:26

    ah.....mince tout va capoter ou pas?


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